La Pensée Libre

 La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti ; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Eglise ; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance.

Texte Libre

Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 10:10
 couv IL 288



L’Idée Libre n°288 bientôt en vente et chez nos abonnés

125e anniversaire de la naissance d’André Lorulot, fondateur de {l’Idée Libre}

 

Au Sommaire

Dossier :

  • Biographie d’André, Georges Roulot dit André Lorulot  par René Bianco 
  • Lorulot, la bande à Bonnot et Victor Serge  par Jean Maîtron 
  • La fondation de l’Idée Libre en 1911  
  • Lorulot dans les archives de Seine-et-Oise (1907-1934)  par Louis Couturier 
  • La Libre Pensée, ce qu’elle a été, ce qu’elle doit être, André Lorulot et la Libre Pensée (1904-1963)  par Christian Eyschen
  • L’Eglise contre les travailleurs par André Lorulot 
  • Hommage à André Lorulot  par Charles Bradlaugh-Bonner 
  • Interview de jean-Marie Lecompte et Guislan Michel à propos de La Calotte  

Articles hors dossier :

 

  • couverture de l’Idée Libre n°288 La fin d’une illusion  par André Bellon 
  • Les archives royales coréennes  par Sam Ayache 

le 16 mars 2010

Par Libre pensée 81
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 20:52

Défense juridique de la loi de 1905 :

A nouveau, la Libre Pensée mène 3 - 0 contre les religions

mercredi 17 mars 2010

 

Après avoir remporté trois victoires juridiques, en défense de la loi de séparation des Églises et de l’État, contre l’Église catholique dans la Haute-Vienne, à Ploërmel dans le Morbihan et Wandignies-Hamage dans le Nord, la Libre Pensée vient d’obtenir gain de cause sur trois affaires de baux emphytéotiques délivrés, indument pour la construction de mosquées, par des municipalités peu soucieuses de la laïcité.

Rappelons que la Fédération nationale de la Libre Pensée considère, à égalité, l’ensemble des religions monothéistes comme des facteurs d’oppression de l’Humanité. Ne se prenant pas pour la Star-Academy, elle n’opère pas un classement en fonction des mérites ou des désagréments des dites religions monothéistes.

Toutes les religions se valent en soi. Le seul critère possible de différenciation ne peut être que leur degré de nocivité dans les pays concernés. À ce titre, il est indéniable que la religion la plus dangereuse en Europe est bien l’Église catholique. C’est elle qui préside, en effet, aux destinées de l’Union européenne, qui est fondamentalement antilaïque, antidémocratique et antisociale. Son fonctionnement et ses objectifs sont directement inspirés par la Doctrine sociale de l’Église catholique.

Il est évident que cette problématique se pose différemment dans des continents où ce sont le protestantisme, l’orthodoxie, l’islam ou l’hindouisme qui règnent en maître. C’est ce constat qui anime les associations de libres penseurs dans le monde.

À Tournon dans l’Ardèche

La municipalité, en date du 9 février 2006, décide d’octroyer un bail emphytéotique à une association culturelle arabo-islamique pour construire une mosquée, moyennant un loyer annuel de 1 euro. La Libre Pensée obtient, par le Tribunal administratif, en date du 15 mai 2008, l’annulation de cette délibération. Premier round. L’association islamique fait appel de ce jugement et réclame 2 000 euros à la Libre Pensée. La Cour administrative d’appel de Lyon, le 16 février 2010, confirme alors la décision de première instance qui annule le bail emphytéotique, en vertu de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905, et condamne l’association musulmane et la municipalité de Tournon à verser, chacune, 800 euros à la Libre Pensée. Deuxième round.

À Cergy dans le Val d’Oise

La municipalité de Cergy décide de consentir un bail emphytéotique à la fédération musulmane de Cergy pour un terrain de 2 350 m² pour un loyer annuel de 657,88 euros. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en date du 10 mars 2010, considère qu’il y a eu violation de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 et annule, en conséquence, la délibération de la municipalité.

À Montélimar dans la Drôme

La municipalité décide d’octroyer, à une association cultuelle musulmane, un bail emphytéotique pour un terrain permettant la construction d’une mosquée, moyennant un loyer annuel de 1 euro. La Libre Pensée dépose immédiatement un recours devant le Tribunal administratif. La Municipalité décide alors de renoncer à cette proposition. Elle « devrait » donc vendre un terrain au prix de 190 000 euros pour permettre cette construction. Ce qui ne pose aucun problème à la Libre Pensée qui a toujours condamné les refus de permis de construire pour les mosquées pour des motifs liés à la xénophobie.

La Libre Pensée inscrit son action dans la défense intransigeante de la loi de séparation des Églises et de l’État. De ce point de vue, elle le montre une nouvelle fois, elle considère à égalité toutes les religions monothéistes qu’elle considère comme les pires obstacles à l’émancipation de l’Humanité. C’est pourquoi elle a défendu, défend et défendra toujours la laïcité de l’École et de l’État par tous les moyens à sa convenance.

Il y en a qui parlent et qui contestent, la Libre Pensée ne fait qu’un seul geste, elle défend réellement la laïcité.

Paris, le 17 mars 2010

Par Libre pensée 81
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 20:36

 

snap







La Libre Pensée du Tarn vous invite à participer nombreux à notre banquet qui aura lieu

le samedi 03 avril 2010 à L'Auberge de la Ferme à Montdragon.

 

Le banquet sera précédé d'une réunion ouverte à toutes et tous à 10h00.

 


Cette réunion aura pour thème :

"Privatisation de l'armée, de la gendarmerie, de la police... où comment on passe à une société hautement liberticide et non démocratique".

En février 2009, Hervé Morin vient d'annoncer l'envoi de 80 soldats supplémentaires en Afghanistan afin de former la future armée régulière afghane. L'ambiguïté réside dans le fait que ce sont les seigneurs de guerre, liés au trafique d'opium, qui dirige leur armée. De plus, que ce soit en Afghanistan ou en Irak, l'armée américaine sous traite les tâches de sécurité (protection de personnalité, interventions armées, gestion des stocks de l'armée). Sur le terrain, c'est le règne des barbouzes et des compagnies privées. De plus, ces dernières ont intérêt à maintenir l'insécurité afin de justifier leur raison sociale et les contrats qu'elles arrachent à l'administration américaine. Ce processus largement développé sous l'ère Bush, est-il toujours d'actualité avec Obama président ?

Est-ce que la France est elle même touchée par ce processus ?

 

L'exposé sera présenté par notre camarade David Gozlan, Secrétaire général adjoint de la FNLP et membre de la C.A.N de la LP nationale.

 

Nous vous espérons nombreux pour participer à cette conférence - débat et pour partager ensuite  notre banquet.

 

Menu du banquet :

Apéritif Communard

Plateau de charcuterie au Saint Boudin

Biche bénie aux légumes de fin de carême

Plateau de fromage

Omelette norvégienne

Vin + Café

 

Au prix de 19 €

Clôture des inscriptions le 29 mars 2010

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BULLETIN D'INSCRIPTION à retourner avant le 29 mars 2010, accompagné du règlement (chèque). Seules les inscriptions accompagnées du règlement seront prises en compte. Les désistements de dernière minute n'ouvriront pas droit au remboursement.

 

Je m'inscris au banquet :

- seul(e) :

- accompagné(e) de :     x      =          soit :        x 19€  =

Chèque Postal :

Chèque bancaire :

Règlement à l'ordre de LP81/Repas et à renvoyer, à Libre Pensée du Tarn, 5, rue de Metz, 81 000 Albi      

 

Par Libre pensée 81
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 10:49

Rappelons quelques principes républicains

La Libre Pensée a toujours condamné les institutions de la Vème République comme antidémocratiques et bonapartistes. Pour les raisons analysées ci-dessous, nous n’avons jamais considéré que l’existence du Conseil constitutionnel fût une marque de démocratie. Dans la tradition républicaine, le pouvoir suprême est celui de faire les lois, c’est-à-dire le pouvoir législatif. L a vérification constitutionnelle par un comité des juges est la création d’un quatrième pouvoir, supérieur à tous les autres. Il est, par lui-même, une atteinte à la théorie de la séparation des pouvoirs.

La Vème République, en 1958, n’a pu aller jusqu’au bout de la revendication bonapartiste. Aussi, ce furent les Présidents des Assemblées, 60 députés et 60 sénateurs, le Président de la République et le Premier Ministre, qui pouvaient saisir le Conseil constitutionnel en vertu de l’article 61 -2 de la Constitution. Une certaine forme de respect de la représentation nationale était ainsi, formellement, respectée. Aujourd’hui, par la saisine directe de « citoyens », Nicolas Sarkozy achève le processus bonapartiste qui a toujours été marqué, à la foi, par la sujétion du corps législatif et par la mobilisation poujadiste des électeurs. Tout le monde pourra contester la loi en saisissant le Conseil constitutionnel.

Dans une démocratie républicaine, la loi doit être la même pour tous. C’est pourquoi, la Libre Pensée n’estime pas que le parquet doive être indépendant. Sa politique pénale doit être le produit des décisions du législatif. C’est ainsi et seulement ainsi que l’égalité en droit peut exister. La réforme tourne le dos à ce principe, le parquet devient une « partie » comme les autres, il n’est plus le représentant de l’intérêt général, mais devient l’arbitre de la négociation entre les victimes et les présumés coupables. C’est la privatisation « à l’américaine » de la justice. En conséquence, la réforme fait disparaître sa capacité « à l’opportunité des poursuites » dans l’intérêt de la société. Le plus riche pourra toujours suborner le plus pauvre sans que le parquet ait un mot à dire. C’est un système d’Ancien Régime.

Voici, ci-dessous, l’analyse juridique que fait la Fédération nationale de la Libre Pensée.

La réforme du Conseil Constitutionnel

Le 23 juillet 2008, le Congrès réuni à Versailles a introduit dans la Constitution du 4 octobre 1958 un article 61-1 qui étend, par la voie de l’exception, les modalités de saisine et les compétences du Conseil constitutionnel. Depuis le 1er mars 2010, celui-ci peut censurer une loi votée et promulguée s’il juge qu’elle porte atteinte à des « droits et libertés garantis par la Constitution ». Toute partie à un procès devant une juridiction de l’ordre judiciaire ou de l’ordre administratif peut soulever par une requête spéciale une « question prioritaire de constitutionnalité » qui est transmise sans délai à la Cour de cassation ou au Conseil d’Etat. Les juridictions suprêmes disposent d’un délai de trois mois pour examiner la recevabilité de la demande qui doit être sérieuse et porter sur un texte n’ayant jamais été examiné par le Conseil constitutionnel auparavant. Le Conseil juge dans les trois mois, l’instance étant, sauf exceptions, suspendue tant qu’il n’a pas statué.

Une lecture superficielle pourrait conduire à regarder cette révision de la Constitution de 1958 comme une avancée démocratique. Toutefois, à la lumière des principes fondamentaux de la République dégagés depuis la Révolution française, le caractère dangereux de cette réforme doit être souligné. L’exception d’inconstitutionnalité pourrait d’abord ouvrir une période de grande instabilité juridique. Toutes les lois antérieures au 1er janvier 1959 et 95 % de celles votées et promulguées postérieurement sont désormais susceptibles d’être déférées au Conseil constitutionnel par la voie de l’exception. Surtout, la question prioritaire de constitutionnalité soumet la loi promulguée, expression de la volonté générale, au contrôle d’une instance politique non élue, composée de personnalités n’ayant pas nécessairement des compétences juridiques étendues, et ayant le pouvoir d’annuler une disposition législative en vigueur. Derrière elle, pourrait se cacher un gouvernement des juges portant atteinte à la souveraineté de la nation qui s’exerce par ses représentants. Déjà partiellement confisquée dans l’ordre constitutionnel issu du coup d’Etat du 13 mai 1958, celle-ci risque de l’être davantage encore à compter du 1er mars 2010.

La réforme de la procédure pénale

Début 2009, le Président de la République a annoncé une ample réforme de la procédure pénale et la Garde des sceaux a confié à la commission présidée par M. Philippe Léger le soin d’en dessiner les contours. Le projet comporte en tout premier lieu la suppression du juge d’instruction. En contrepartie, une plus grande contradiction serait assurée durant l’enquête conduite par le Parquet. Le système accusatoire à l’anglo-saxonne tendrait ainsi à gagner du terrain dans la procédure pénale française. Trois autres mesures importantes sont également prévues : la modification des règles de prescription de l’abus de bien social, la réforme du procès d’assises et l’extension aux infractions les plus graves de la reconnaissance préalable de culpabilité, déjà en place depuis plusieurs années pour certains délits. L’avant-projet de loi sera transmis au Conseil des ministres dans quelques semaines.

Pour justifier sa suppression, le gouvernement se prévaut de la situation schizophrénique qui serait celle de l’actuel juge d’instruction, à la fois Maigret pour l’enquête et Salomon pour l’exercice de ses attributions juridictionnelles, selon les termes du rapport de la commission Léger. Le transfert au Parquet de toutes les enquêtes pénales ne résoudrait pas ce problème mais l’accentuerait en réalité. Dans les affaires les plus graves ou les plus sensibles politiquement, le ministère public serait à la fois enquêteur, instructeur à charge et à décharge et instigateur des poursuites au nom de la société, tout en restant sous la tutelle de la Chancellerie aux instructions de laquelle il ne pourrait pas désobéir contrairement à ce qu’allègue la Garde des Sceaux. Certains détracteurs de cette réforme entendent résoudre cette difficulté en proposant de rendre totalement indépendant le ministère public. Non seulement les inconvénients du cumul des fonctions n’en seraient pas atténués mais le principe républicain d’égalité en serait profondément atteint : il y aurait autant de politiques pénales que de membres du Parquet.

Au surplus, la réforme placerait les prévenus et les victimes dans une situation moins favorable qu’actuellement. Pour se défendre convenablement au cours d’une enquête qui serait davantage soupçonnée de partialité, les premiers devraient engager des sommes nettement plus importantes qu’actuellement dès le stade de l’instruction. Déjà fortes, les inégalités de fait s’en trouveraient probablement aggravées. Les secondes verraient disparaître les deux moyens actuels d’échapper au risque de classement sans suite de leur plainte par le Parquet : la saisine du doyen des juges d’instruction et la constitution de partie civile.

Dans les affaires les plus graves ou présentant un caractère politico financier, l’enquête pénale doit rester l’apanage d’un juge indépendant. De son côté, le Parquet doit être préservé de tout soupçon d’ingérence dans les affaires particulières à la demande du pouvoir exécutif s’il veut continuer de requérir avec toute l’autorité nécessaire au nom de la société et d’appliquer une politique pénale identique pour tous les citoyens de la République.

Les autres aspects du projet de réforme de la procédure pénale explicitent les intentions profondes du gouvernement. Actuellement prescrit dans un délai de trois ans à compter de la découverte des faits qualifiés comme tels, l’abus de bien social, souvent mis au jour longtemps après sa commission, le serait au terme d’une période de six ans commençant à courir à la date de l’infraction. Beaucoup d’affaires politico financières pourraient ainsi échapper aux poursuites à la suite de ce changement. De même, le président de la Cour d’assises n’aurait plus la possibilité de vérifier les points essentiels de l’instruction à l’audience. Comme dans la justice anglo-saxonne, il deviendrait un simple arbitre entre les parties. Enfin, la reconnaissance préalable de culpabilité serait étendue aux infractions graves. Même dans ce cas, pour lequel l’argument de l’engorgement des tribunaux n’est pas recevable, elle aboutirait à un marchandage de la peine.

Si elle devait aboutir, la réforme de la procédure pénale conduirait à diminuer des garanties qu’offre aux mis en cause et aux victimes une instruction conduite par un juge indépendant, même s’il n’est pas dans notre intention de défendre bec et ongles une institution impériale qui avait été tempérée par la présence de l’avocat durant les auditions dés 1897, à faire peser des soupçons sur le Parquet, au détriment de sa fonction de représentation de la société et de ses responsabilités dans l’application d’une politique pénale égale pour tous, et à introduire dans la République des ferments de négociations des peines les plus lourdes, voire de privatisation de la fonction judiciaire.

Paris, le 15 mars 2010

 

Par Libre pensée 81
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 10:25

Le juge italien Tosti avait été condamné à 7 mois de prison pour avoir refusé de rendre justice sous un crucifix. Cette condamnation a été cassée par la cour de cassation en juillet 2009. Cette décision montre que l’attitude du juge Tosti est conforme à la loi et à l’intelligence humaine. Cherchant à prendre revanche, le 22 Janvier 2010 le Conseil Supérieur de la Magistrature a révoqué le juge Tosti. Celui-ci a décidé de faire appel devant la Cour de Cassation de la République italienne.

 

Les soussignés adressent leur solidarité au juge L. Tosti  ( premiers signataires )

 

 Marc Blondel, Président de la Libre Pensée française

 Christian Eyschen, Secrétaire général de la Libre Pensée

 Jean-Marc Schiappa, Président de l’I.R.E.L.P (Institut de Recherche et d’Etude de la Libre Pensée)

 Lepeix Roger, Membre du Comité Exécutif de l’Union Internationale Humaniste de Laïque (IHEU)

 

et affirment :

 

Aucune sanction pénale ou administrative pour avoir refusé de valoriser une religion !

 

Liberté de conscience !

 

Egalité des citoyens !

 

Pétition en ligne à l «adresse    http://www.cilalp.org/spip.php?article343

 

Par Libre pensée 81
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